Publié dans Société

Homicide du jeune Mickaël...
 - Le chauffeur du taxi-be devant le Parquet

Publié le lundi, 22 janvier 2024


Quelques jours après le drame horrible qui a coûté la vie à Mickaël Nambinintsoa Randrianavalona (18 ans), sous les coups de butoir d'un taxi-be de la ligne 154 samedi dernier à Mahamasina, la Police sort finalement du silence et donne sa version des faits. Mais tout d'abord, le chauffeur en cause, cet homme de 44 ans, sera déféré au Parquet au plus tard dans 24 heures, sauf imprévu. Homicide, accident mortel et délit de fuite sont notamment les charges qui pèsent contre le suspect.
Mais qu'est-ce qui s'est donc réellement passé avant que les choses n'aillent basculer ainsi dans le drame à Mahamasina, samedi dernier ? De source policière, tout aurait démarré du côté d'Ankadimbahoaka, en face de la station Galana. L'enquête de la Police révèle donc que, le taxi-be 154 roulait dans le sillage d'un groupe de quatre motocyclistes dont le jeune Mikaël quand le minibus a heurté l'un des deux-roues, mais sans gravité, selon la Police.
Les jeunes scootéristes ont alors pourchassé le taxi-be qu'ils ont rattrapé près de la voie ferrée. Les deux parties ont alors discuté de la situation.
Mais le ton se serait rapidement monté de quelques crans.Par la suite, le taxi-be a pris la direction de Tsimbazaza. "Là, le minibus avait encore les motocyclistes à ses trousses, non sans que ces derniers lui aient lancé des bouteilles. Une fois qu'ils sont arrivés à Mahamasina, l'un des scootéristes a doublé le taxi-be pour se mettre aussitôt en travers de sa route", précise la Police.
Après que le taxi-be a marqué un bref temps d'arrêt, son chauffeur a repris sa route, traînant ainsi le jeune Mikaël et sa moto piégés sous le minibus Mercedes Benz 307 pendant 400 mètres par rapport à l'endroit où il a renversé le scootériste.
Les passants se sont alors lancés à la poursuite du taxi-be fou qui, finalement, s’est arrêté dans sa course folle près de l'école Saint-Joseph Mahamasina. "Là encore, le chauffeur a essayé de prendre la fuite mais fut attrapé par le Fokonolona.
Les éléments du commissariat du 5e Arrondissement étaient arrivés sur les lieux. Ils y étaient rejoints par leurs collègues de la Brigade des accidents (BAC) Tsaralalàna.
De son côté, le chauffeur du taxi-be fut lynché par les passants et a dû être évacué à l'hôpital. Cependant, son alcootest s'est révélé négatif, selon toujours cette source policière.
Enfin, l'épouse de la victime était sortie aussi de ses gonds pour dénoncer un homicide sans plus..Affaire à suivre.


Franck R.

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  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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